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2 minutes pour comprendre l'inflammation
02 minutes pour comprendre l'inflammatio...
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Episode 01 : Qu’est ce que la FHU INFLAMME et pourquoi elle existe ?
La FHU INFLAMME, c’est une fédération hospitalo universitaire qui s’est donnée un objectif très précis : Mieux comprendre et mieux traiter l’inflammation d’origine indéterminée, grâce au diagnostic de précision et à la médecine personnalisée. Concrètement, elle réunit des médecins de plusieurs spécialités, des chercheurs, des biologistes, des partenaires industriels et des associations de patients. Tous travaillent ensemble sur un même problème : ces patients qui ont une inflammation chronique, parfois très importante, mais dont la cause reste floue pendant des mois ou des années. L’idée, ce n’est plus seulement de mettre une étiquette de maladie, mais de comprendre le mécanisme précis chez chaque personne. Pour ça, la FHU INFLAMME combine : • les symptômes (ou signes) cliniques, • les marqueurs biologiques et les biomarqueurs, • la génétique et l’analyse fine de l’immunité. En regroupant ces données, on peut classer les patients en sous groupes plus cohérents, raccourcir l’errance diagnostique, et proposer des traitements ciblés sur certaines molécules de l’inflammation plutôt que des approches “générales” comme les corticoïdes. La FHU INFLAMME développe aussi des outils pour mieux suivre l’inflammation dans le temps, parfois à domicile, et anticiper les poussées. Et elle porte une mission de vulgarisation : rendre ces avancées accessibles aux médecins, aux patients et au grand public, via des vidéos, des supports pédagogiques et la diffusion des résultats de recherche. En résumé, la FHU INFLAMME existe pour répondre à une question simple mais essentielle : « Pour chaque patient avec une inflammation inexpliquée, quel est son mécanisme, et comment lui proposer le traitement le plus adapté, au bon moment ? ».
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02:08
Episode 02 : C’est quoi, l’inflammation ?
L'inflammation est un processus naturel essentiel, mis en place par ce qu'on appelle l'immunité innée. C'est l'ensemble des moyens que votre corps utilise pour lutter contre une agression : une infection, une blessure, un corps étranger. Imaginez votre immunité comme une armée qui vous défend. Cette armée a deux divisions : l'immunité innée et l'immunité adaptative. L'inflammation, c'est l'arsenal de l'immunité innée — ses différentes armes de première ligne. Quand l'inflammation se déclenche, vous la reconnaissez facilement : rougeur, chaleur, gonflement et douleur. C'est le signe que votre corps se bat. Normalement, l'inflammation ne s'active que face à une vraie menace. Mais parfois, ça déraille. Deux situations peuvent se produire : - Première situation : l'inflammation ne se met pas en place quand elle le devrait. On parle alors de déficit immunitaire. - Deuxième situation : l'inflammation s'emballe sans raison, sans agression extérieure. On parle de suractivation. Le corps se retrouve alors à combattre lui-même. Ce sont les maladies inflammatoires ou auto-inflammatoires.
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02:13
Episode 03 : Les "bons côtés" de l’inflammation : sans elle, on ne survit pas
L’inflammation est la réaction adaptée de notre corps à toute forme d’agression. L’agression peut être : - Externe : microbes, piqûre d’insecte, ou autre effraction de nos barrières physiques comme la peau ou le revêtement de notre bouche (muqueuses) ou tube digestif, par exemple. - Ou interne : tumeur, cristaux… Notre système immunitaire est composé de cellules gardiennes de notre corps. Celles-ci possèdent des détecteurs d’agression que l’on appelle des «senseurs». En cas d’agression, ces senseurs vont déclencher une réaction inflammatoire qui n’est pas présente à l’état normal. Cette inflammation, ou réaction inflammatoire, va permettre de défendre notre corps contre les différents types d’agression par différents moyens adaptés. Une fois l’agression résolue, cette inflammation va s’éteindre, disparaître, par des mécanismes de contrôle, jusqu’à la prochaine menace. Si ce système immunitaire fonctionne mal à cause d’un dysfonctionnement dès la naissance ou à cause de médicaments « immunosuppresseurs », et que l’inflammation n’est pas ou mal déclenchée, ces agressions vont être bien plus graves et dangereuses pour notre corps : on appelle cela un déficit de l’immunité ou déficit immunitaire. Dans ces situations, l’absence d’inflammation peut être responsable d’infections mortelles, en l’absence d’intervention médicale.
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02:14
Episode 04 : C’est quoi, la fièvre ? Faut-il toujours la faire baisser ?
La fièvre est l'une des manifestations de l'inflammation, au même titre que la rougeur, la chaleur locale, le gonflement ou la douleur. En temps normal, la fièvre apparaît quand votre corps détecte une infection. Pourquoi faire monter la température ? C'est une stratégie de défense : la plupart des virus et bactéries se multiplient moins bien quand il fait chaud. Votre corps transforme littéralement votre intérieur en sauna pour gêner les envahisseurs. Le problème, c'est que nous aussi, on supporte mal cette chaleur. D'où la fatigue, les courbatures, l'inconfort qu'on connaît tous. Dans les maladies auto-inflammatoires, la fièvre survient sans infection. Le système immunitaire s'emballe tout seul. C'est d'ailleurs souvent un symptôme clé pour reconnaître ces maladies : une fièvre récurrente sans cause infectieuse retrouvée. Faut-il toujours faire baisser la fièvre ? Pas nécessairement. Idéalement, elle disparaît quand le problème qui l'a causée se résout. Mais si vous la supportez mal — maux de tête, grande fatigue, inconfort important — alors oui, le paracétamol est là pour vous soulager.
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02:13
Episode 05 : Qu’est-ce que la CRP ? Pourquoi les médecins la regardent autant ?
On parle souvent de “la CRP” dans les prises de sang… mais qu’est-ce que c’est exactement ? La CRP, ça veut dire C réactive protéine. C’est une petite protéine fabriquée par le foie, qui augmente dans le sang quand il y a une inflammation dans le corps. Inflammation, ça peut vouloir dire beaucoup de choses : une infection, une poussée de maladie inflammatoire, parfois une complication après une opération, ou encore certains cancers. Pourquoi les médecins la regardent autant ? Parce que la CRP est un peu comme une “alarme générale”. Elle monte vite quand le corps réagit à une agression, et elle redescend quand la situation s’améliore. Cela nous aide à répondre à plusieurs questions : • est-ce qu’il se passe quelque chose de sérieux maintenant ? • est-ce que le traitement commence à faire effet ? • est-ce que l’infection, ou la poussée inflammatoire, est en train de se calmer ? Attention, une CRP élevée ne dit pas d’où vient le problème. Elle ne remplace pas l’examen clinique ni les autres examens. Mais c’est un indicateur précieux pour suivre l’évolution, jour après jour. En résumé, la CRP, c’est un thermomètre de l’inflammation dans le sang. Les médecins la regardent souvent, non pas pour vous inquiéter, mais pour mieux comprendre ce qui se passe et adapter au plus juste vos traitements.
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02:20
Episode 06 : Que signifient les “marqueurs d’inflammation” dans la prise de sang ?
L'inflammation, on peut la voir : rougeur, gonflement, chaleur, douleur. Mais on peut aussi la mesurer grâce à une simple prise de sang. Comment ? En cherchant des marqueurs (des traceurs) qui apparaissent quand l'inflammation est active. C'est un peu comme la fumée qui trahit un feu : même sans voir les flammes, vous savez qu'il y a un incendie. Le marqueur le plus utilisé, c'est la CRP (protéine C réactive). Elle est fabriquée par le foie dès que l'inflammation s'active. Plus elle est élevée, plus l'inflammation est importante. Un autre marqueur fréquent : la SAA, ou sérum amyloïde A. Celle-ci a une particularité : quand elle reste trop longtemps élevée dans le sang, elle s'accumule et forme des amas, comme de la poussière qui s'agglomère. Ces dépôts peuvent abîmer certains organes, notamment les reins. C'est ce qu'on appelle l'amylose AA — une complication grave des inflammations chroniques mal contrôlées. Mesurer ces marqueurs sert à deux choses : d'abord, confirmer qu'un symptôme est bien d'origine inflammatoire. Ensuite, détecter une inflammation silencieuse (sans symptômes visibles) qu'on appelle inflammation subclinique. C'est cette inflammation cachée qui risque le plus de provoquer l'amylose.
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Episode 07 : Les différentes localisations de l’inflammation : peau, articulations, organes
Lorsque l’inflammation inappropriée persiste dans un site, il peut y avoir des signes plus ou moins visibles : 1/ De manière générale : fièvre ou baisse de la température, fatigue 2/ Ou de manière plus locale : - Au niveau de la peau : Inflammation de la peau avec des boutons, des rougeurs, de la chaleur - Au niveau des muqueuses : des aphtes, des ulcérations - Au niveau des articulations : des douleurs des articulations d’allure «inflammatoire», c’est-à-dire qui réveillent la nuit, font mal le matin et nécessitent un dérouillage matinal (le fait de devoir se chauffer les articulations en les mobilisant) - Au niveau des autres organes, ces signes sont plus ou moins visibles à l’œil nu : o Les yeux : œil rouge, douloureux… o Les oreilles : baisse de l’audition qui doit être dépistée par des examens dans un 1er temps o Ganglions gonflés o Système digestif : douleurs du ventre, diarrhée, nausée et vomissements o Système cardiopulmonaire : inflammation autour du cœur (péricardite), ou des poumons (pleurésie) et inflammation dans les tissus de ces organes, qui peuvent se traduire par des douleurs dans le thorax et des difficultés respiratoires o Système nerveux : inflammation cérébrale se traduisant par des maux de tête, associés à des signes plus ou moins sévères (hallucinations, irritabilité, confusion…)
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02:14
Episode 08 : Quand l’inflammation se dérègle : trop forte, trop longue, mal orientée
À l’inverse, lorsque la réaction inflammatoire ou inflammation est inappropriée, c’est à dire qu’elle est permanente, même en l’absence d’agression, qu’elle se prolonge après disparition de l’agression, ou qu’elle est trop intense ou dirigée contre une fausse cible. On parle de dérèglement de l’immunité ou dysimmunité. Dans ces situations, l’inflammation inappropriée peut être responsable de dégâts sur notre propre corps, dans des situations d’auto-inflammation ou auto-immunité. Examinons ces différents cas. Trop longue : vous avez une infection ; l'inflammation se déclenche. jusque-là, tout est normal. Mais une fois l'infection éliminée, l'inflammation devrait s'éteindre. Si elle persiste, elle continue à attaquer alors qu'il n'y a plus rien à combattre. Trop forte : face à une agression mineure, le corps répond de façon disproportionnée. C'est comme utiliser un canon pour chasser une mouche. Les dégâts collatéraux sur vos propres tissus dépassent alors le bénéfice de la défense. Mal orientée : l'inflammation se trompe de cible. Au lieu d'attaquer un virus ou une bactérie, elle s'en prend à vos propres cellules, vos articulations, votre peau et vos organes. Le corps devient son propre ennemi. Permanente : l'inflammation est allumée en continu, sans aucune agression pour la justifier. Le système est bloqué en mode "alerte", jour après jour. Dans tous ces cas, le résultat est le même : une inflammation qui devrait vous protéger finit par vous abîmer. C'est tout le paradoxe des maladies auto-inflammatoires et auto-immunes : votre système de défense devient source de maladie.
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02:13
Episode 09 : Deux boucliers pour nous défendre : immunité innée et immunité acquise
Votre système immunitaire, c'est votre armée personnelle contre les infections. Et cette armée a deux divisions bien distinctes : l'immunité innée et l'immunité adaptative. L'immunité innée, c'est votre première ligne de défense. Elle est toujours prête, toujours en alerte. Dès qu'une agression est détectée (virus, bactérie, peu importe) elle attaque immédiatement. Son arme principale: l'inflammation. Elle frappe vite et fort, sans distinction. Mais les microbes sont malins. Il en existe des millions de types différents, et chacun développe ses propres ruses pour échapper à nos défenses. C'est là qu'intervient l'immunité adaptative. Cette deuxième division prend le relais. Quand l'immunité innée détecte un intrus, elle envoie un message : "On est attaqués, et voici à quoi ressemble l'ennemi." L'immunité adaptative se met alors au travail. Elle a besoin de quelques jours pour fabriquer des armes sur mesure : les anticorps, conçus spécifiquement pour neutraliser cet ennemi précis. En résumé : l'immunité innée contient l'infection, l'immunité adaptative l'éradique. Les deux travaillent ensemble pour vous protéger.
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02:14
Episode 10 : Inflammation, auto-immunité, auto-inflammation : comment les distinguer ?
On a vu que notre immunité a deux divisions : l'innée et l'adaptative. Parfois, ces divisions s'emballent sans raison et attaquent notre propre corps. Selon laquelle déraille, on obtient des maladies différentes. Quand l'immunité adaptative s'emballe, on parle de maladies auto-immunes. Elle fabrique des anticorps, mais au lieu de cibler des virus ou bactéries, ces anticorps attaquent nos propres cellules. L'exemple le plus connu : le lupus. Quand c'est l'immunité innée qui déraille, on parle de maladies auto-inflammatoires. Pas d'anticorps contre soi-même ici, mais un corps en état d'inflammation permanente : fièvre récurrente, douleurs, fatigue intense. Un exemple typique : la fièvre méditerranéenne familiale. Et puis il y a les maladies inflammatoires, qui se situent entre les deux. En réalité, ces catégories ne sont pas des cases bien séparées. C'est plutôt un continuum, un dégradé. L'immunité peut s'emballer de différentes façons, et les symptômes varient selon quelle partie du système est principalement touchée.
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02:14
Episode 11 : “Je me sens inflammé” vs “j’ai de l’inflammation dans le sang”
Dans les maladies inflammatoires, on peut se sentir inflammé, c’est à dire ressentir des signes comme des douleurs ou de la fatigue qui sont en rapport avec la maladie inflammatoire. Cependant, ces signes sont non spécifiques de l’inflammation et peuvent se rencontrer en dehors de situations d’inflammation. Ainsi « se sentir inflammé » n’implique pas forcément qu’une inflammation persiste dans le sang. A l’inverse, on peut n'avoir aucun symptôme, se sentir plutôt bien, et pourtant avoir de l'inflammation dans le sang. C'est ce qu'on appelle l'inflammation subclinique — silencieuse, invisible, mais bien présente. Et c'est justement celle-là qui peut faire des dégâts à long terme, notamment sur les reins avec le risque d'amylose. C'est pour ça que la prise de sang reste indispensable. Elle seule permet de savoir objectivement si l'inflammation est active ou non. Votre ressenti est précieux, il guide votre médecin et aide à ajuster la prise en charge, mais il ne remplace pas la mesure des marqueurs comme la CRP ou la SAA. En résumé : écoutez votre corps, mais faites confiance au bilan sanguin pour trancher. Les deux informations se complètent, elles ne s'opposent pas.
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02:12
Episode 12 : Peut-on “voir” l’inflammation ailleurs que dans la prise de sang ?
La prise de sang permet facilement de retrouver une inflammation. Mais il est possible de retrouver de l’inflammation dans d’autres prélèvements que la prise de sang. Par exemple, la ponction lombaire permet de prélever le liquide céphalorachidien ou liquide cérébrospinal qui entoure notre cerveau et notre moelle épinière et d’y évaluer l’inflammation, le nombre de cellules qui y sont retrouvées : cela permet d’évaluer plus facilement l’inflammation cérébrale. D’autres prélèvements comme des aspirations du liquide broncho-alvéolaire (liquide instillé puis aspiré de l’arbre respiratoire) permettent d’évaluer l’inflammation des poumons. En dehors des prélèvements, certains examens d’imagerie permettent de visualiser des signes évocateurs d’inflammation, comme le scanner ou l’IRM. Cependant, les images ne permettent pas de savoir avec certitude le type d’inflammation présent dans les tissus visualisés. Il est ainsi parfois indiqué d'effectuer une biopsie du tissu suspect d'inflammation sur ces images pour avoir la certitude qu'il est effectivement inflammatoire et de la caractéristique de cette inflammation (type de cellules présentes, etc).
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02:17
Episode 13 : Qu’est-ce que l’amylose inflammatoire (amylose AA) ?
L’amylose inflammatoire, qu’on appelle aussi amylose AA ou anciennement amylose « secondaire », est une complication grave, mais aujourd’hui mieux connue, de certaines maladies inflammatoires chroniques. Concrètement, qu’est ce qui se passe ? Quand l’inflammation dure longtemps, le foie fabrique en continu une protéine appelée SAA pour serum amyloide A . Si cette protéine reste trop élevée pendant des mois ou des années, elle peut se transformer en petites fibres anormales, qu’on appelle des dépôts amyloïdes AA. Ces dépôts vont s’accumuler dans des organes comme les reins, parfois le foie ou le cœur, et les empêcher de fonctionner correctement. Les patients peuvent alors voir apparaître : • des protéines dans les urines, • des œdèmes, • une fatigue importante, • parfois une insuffisance rénale. La bonne nouvelle, c’est qu’on sait aujourd’hui que la clé, c’est de contrôler l’inflammation en amont. Traiter correctement la maladie qui cause l’inflammation – qu’il s’agisse d’une maladie auto-inflammatoire, d’une maladie rhumatismale, ou d’une autre maladie chronique – permet souvent de stabiliser ou de freiner l’amylose. Le diagnostic repose sur des examens spécifiques, parfois une biopsie, dans des centres qui ont l’habitude de cette maladie. En résumé, l’amylose AA, c’est un peu la "mémoire toxique" d’une inflammation qui a duré trop longtemps. D’où l’importance d’un suivi régulier, d’un bon contrôle de la maladie de fond, et d’une collaboration étroite entre patient, médecins traitants et centres experts pour protéger les organes dans la durée.
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02:14
Episode 14 : Inflammation d’origine inconnue : pourquoi c’est parfois si long à diagnostiquer ?
Beaucoup de patients arrivent en consultation avec la même histoire : de la fatigue, des marqueurs d’inflammation élevés… et pourtant, aucun diagnostic clair. Parfois ils ressentent des douleurs musculaires ou articulaires. Parfois ils ont une insuffisance rénale ou des protéines dans les urines et on leur découvre une amylose rénale inflammatoire. Pourquoi est-ce parfois si long de trouver l’origine de l’inflammation sanguine? D’abord, parce que l’inflammation est un signal très général. Les mêmes symptômes – fatigue, CRP élevée, douleurs – peuvent être liés à une infection, une maladie auto-immune, une maladie auto-inflammatoire, un cancer, ou encore une maladie plus rare. Il faut donc écarter les causes les plus fréquentes avant d’aller vers les plus rares. Ensuite, toutes les maladies ne se révèlent pas d’un coup. Certaines se construisent dans le temps, par petites touches : un épisode de douleur ici, une éruption cutanée là, un essoufflement plus tard, rarement de la fièvre. C’est souvent la répétition des poussées, l’évolution des examens, et parfois la génétique, qui vont finir par dessiner le tableau complet. Enfin, les maladies rares inflammatoires sont… rares. Tout le monde ne les voit pas tous les jours, et il faut parfois orienter vers un centre de référence, où l’on a l’expérience de ces situations complexes. Ce temps d’enquête peut être vécu comme une errance, avec beaucoup d’angoisse. Mais pendant cette période, on peut déjà soulager les symptômes, surveiller les organes, et rassembler les pièces du puzzle. L’objectif, pour les équipes spécialisées, c’est de raccourcir ce délai, de mieux partager les connaissances, et d’arriver à un diagnostic qui permette un traitement adapté et une vraie amélioration de la qualité de vie.
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02:15
Episode 15 : Inflagénomique : une maladie génétique peut-elle entraîner de l’inflammation ?
Est-ce qu’un gène peut, à lui seul, rendre une personne “inflammatoire” ? C’est exactement la question que pose l’inflagénomique. L’inflagénomique, c’est l’étude des liens entre nos gènes et l’inflammation dans le sang. On sait aujourd’hui que certaines variations génétiques peuvent dérégler des composants clés de notre système immunitaire inné. Résultat : le corps se comporte comme s’il était attaqué en permanence… même quand il n’y a pas de microbe. C’est ce qui se passe dans certaines maladies auto inflammatoires. Des mutations dans un gène vont allumer les “récepteurs d’alarme” à l’intérieur des cellules et déclencher la production de messagers inflammatoires comme l’interleukine 1 , l’interleukine 6 ou le TNF-alpha. Les patients peuvent avoir de la fièvre, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées, des atteintes d’organes… sans infection visible. Est-ce que tout est écrit dans les gènes ? Non. Les gènes donnent une prédisposition. L’environnement, les infections, parfois certains médicaments peuvent jouer un rôle de déclencheur. Mais comprendre la part génétique permet de : • poser un diagnostic plus précis, • proposer des traitements ciblés sur les voies de l’inflammation, comme contre les interleukines ou le TNF • et parfois dépister d’autres membres de la famille. L’inflagénomique, ce n’est pas de la science-fiction. C’est une nouvelle façon de lire nos gènes pour mieux comprendre pourquoi, chez certaines personnes, l’inflammation se déclenche trop fort, trop longtemps, et comment la calmer de manière plus intelligente et plus personnalisée.
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